Lacroix-Laval : mieux venir, mieux profiter — TCL ou covoiturage, quelle voie choisir ?

19/06/2026

Lacroix-Laval : territoire attractif, question d’accès

Le parc de Lacroix-Laval attire environ 1,3 million de visiteurs par an (source : Sytral Mobilités, Métropole de Lyon). Familles lyonnaises, clubs sportifs, promeneurs quotidiens, touristes de passage : tous profitent, à leur manière, de ce poumon vert aux portes de la ville. Or, “comment s’y rendre ?” revient souvent dès les beaux jours ou lors des grands événements.

  • 47 % des visiteurs viennent en voiture individuelle (donnée Sytral Mobilités, étude 2023).
  • Près de 35 % empruntent les transports en commun (essentiellement TCL).
  • 9 % recourent au covoiturage. Un chiffre en hausse mais encore modeste.
  • Les usagers à pied et à vélo progressent, notamment depuis la rénovation des pistes cyclables en 2022.

La diversité des profils (habitants du secteur, grand public lyonnais, personnes âgées, groupes scolaires) implique des solutions adaptées, combinant praticité, coût, et impact sur l’environnement. Détaillons les deux solutions qui mobilisent le plus de questions actuellement.

TCL : réseau étoffé, mais avec ses limites

Les lignes à destination de Lacroix-Laval

La commune de Marcy-l’Étoile, porte d’entrée principale du parc, est desservie par plusieurs lignes :

  • Bus 73 : relie Gorge de Loup (Lyon 9e, métro D) à Marcy-l’Étoile, arrêts “Leclerc” ou “Château de Lacroix-Laval” (arrêt aux portes du parc, 40 min environ depuis le centre de Lyon).
  • Bus 86 : relie Gorge de Loup à Charbonnières, traverse Marcy-l’Étoile (utile pour rejoindre la partie sud du parc).
  • Bus 98 (transports à la demande sur réservation ; 9 places – utile pour les petits groupes, personnes à mobilité réduite ou en horaires creux).

La fréquence est globalement satisfaisante en semaine et en journée (un bus 73 toutes les 15 à 25 minutes en heures de pointe, selon TCL). Le samedi et le dimanche, la fréquence diminue (entre 30 et 40 minutes d’attente). Après 20h, les dessertes s’espacent réellement. Un ticket TCL à 2,20 € (prix 2024) permet le trajet simple, avec possibilités d’abonnement et de tarifs réduits.

Points forts du TCL :

  • Réseau fiable, tracé stable et bien cartographié
  • Pratique pour les groupes scolaires et les sorties encadrées
  • Accès direct aux portes principales du parc
  • Billets et horaires disponibles facilement (appli, bornes, guichets)
  • Tarifs adaptés aux moins de 26 ans, seniors, étudiants, familles nombreuses

Limites constatées :

  • Fréquence plus faible le dimanche et en soirée
  • Accessibilité compliquée pour certaines parties du parc (côté Dardilly notamment)
  • Correspondances parfois longues depuis l’est lyonnais ou Villeurbanne
  • Capacité d’emport limitée pour les vélos ou poussettes encombrantes

À qui le TCL profite le plus ?

  • Aux jeunes, étudiants, ou familles sans véhicule
  • À celles et ceux qui habitent près d’une ligne directe (arrondissements 5, 9, Ouest lyonnais)
  • Aux usagers soucieux de limiter leur empreinte carbone (le réseau TCL s’est engagé à convertir l’intégralité de son parc bus au biogaz d’ici à 2026 – source Sytral)

Covoiturage : vers une dynamique locale renouvelée

Une solution en plein essor mais perfectible

Le covoiturage connaît une mutation rapide sur la Métropole de Lyon depuis 2020. Portées par la crise énergétique, la volonté de réduire les émissions de CO2 et un boum des plateformes dédiées (BlaBlaCar Daily, Klaxit, Mobicoop), les habitudes évoluent.

Pour Lacroix-Laval, le covoiturage s’exprime tout particulièrement lors des sorties de groupe, en famille élargie ou lors d’événements associatifs.

Avantages Freins / Limites
  • Flexibilité horaire et géographique
  • Adaptation à la météo, aux besoins matériels (poussette, vélo…)
  • Réduction du coût pour chaque passager
  • Possibilité de compléter le trajet en TCL si besoin
  • Initiative parfois encouragée par la Métropole : parkings relais gratuits, primes au covoiturage (jusqu’à 2 € par trajet sur Klaxit ou BlaBlaCar Daily, financé par la Métropole de Lyon, en 2024)
  • Diminution du nombre de voitures stationnées dans ou autour du parc
  • Moins fiable si aucune place trouvée au bon moment (surtout en semaine, hors horaires de pointe ou pour certains itinéraires)
  • Organisation à anticiper (trouver/proposer un trajet la veille ou avant 8h)
  • Pas de véritable “offre institutionnalisée” à l’échelle du parc (pas de plateforme officielle dédiée à Lacroix-Laval)
  • Usage encore mal adapté aux personnes très âgées ou à mobilité réduite si véhicule non équipé

Covoiturage : pour quels profils ?

  • Groupes d’amis, familles nombreuses, associations sportives
  • Habitants éloignés d’un arrêt TCL ou des communes périphériques (La Tour-de-Salvagny, Charbonnières-les-Bains…)
  • Personnes attachées à la flexibilité (horaires inédits, allers-retours tardifs)
  • Citadins souhaitant limiter leur impact – sur le principe du “trajet utile partagé”

Encore discret il y a cinq ans, le covoiturage quotidien ou événementiel autour de Lacroix-Laval figure désormais au programme de certains clubs sportifs ou d’associations locales. La mairie de Marcy-l’Étoile le met en avant lors de rassemblements majeurs (brocante, journées du patrimoine, etc.).

Coût, écologie, liberté : comparatif synthétique

Critère TCL Covoiturage
Coût à l’unité 2,20 € le ticket (plein tarif) De 0 à 3 €/personne (partage essence, frais selon plateforme, parfois gratuit si amis)
Disponibilité Dépend des horaires fixes, fréquence réduite le soir/dimanche Flexible mais peu de trajets proposés hors week-end ou pics
Ecologie Faible impact si bus bien rempli (TCL vise 100 % biogaz d’ici 2026) Jusqu’à -70 % d’émissions de CO2 par passager (Base Ademe-IFPEN, 2023), mais dépend du taux de remplissage
Stationnement Non concerné : arrêt au seuil du parc Parking à prévoir, parfois saturation en période d’affluence
Accessibilité PMR Partiellement adaptée (bus à plancher bas, mais pas toutes les lignes) Dépend du véhicule et du conducteur
Souplesse pour transport volumineux Limitée (vélos interdits, poussettes possibles) Dépend du véhicule utilisé

Des témoignages qui éclairent le choix

À Lacroix-Laval, acteurs associatifs, enseignants et usagers réguliers partagent la même observation : le choix du mode d’accès façonne souvent la nature même de la visite.

  • Françoise, bénévole associative (Marcy-l’Étoile) : “Pour nos ateliers jardinage, le covoiturage est précieux. On mutualise, on arrive à l’heure et on emporte notre matériel. Mais pour une promenade spontanée, le bus reste imbattable.”
  • Lucas, habitant de Tassin-la-Demi-Lune : “Avec mes enfants, on prend toujours le bus 73. Surtout depuis qu’il est régulier le samedi. Les horaires sont fiables, c’est sécurisant.”
  • Pauline, sportive domiciliée à Dardilly : “Le covoiturage permet de venir tôt ou de rester jusqu’à la fermeture du parc sans stress, surtout en dehors des horaires de bus.”

Autant d’usages, autant de réponses aux multiples enjeux : réduction de l’empreinte carbone, désengorgement du parking, encouragement au lien social. La Métropole compte sur la montée en puissance du covoiturage pour réduire le trafic routier en 2030 de 20 % sur l’ouest lyonnais (source : Plan Climat Métropole Lyon 2023).

Conseils concrets : choisir, ou combiner les deux ?

  • Pensez à vérifier les horaires de bus à l’avance, surtout en période de vacances ou pour le dimanche. L’appli TCL est précise et permet de suivre la circulation en temps réel.
  • Envisagez le covoiturage pour les sorties à plusieurs : clubs sportifs, groupes d’amis, ou quand le matériel est encombrant (table de pique-nique, instruments…). La souplesse est ici un atout.
  • Pour les accès matinaux, ou tardifs, le covoiturage prend l’avantage. La plateforme Klaxit offre une alerte spéciale pour les trajets ponctuels.
  • Stationner malin : Utilisez les parkings périphériques prévus (notamment vers le centre commercial Leclerc, saturé aux heures de pointe le dimanche), ou accordez-vous la marche de quelques centaines de mètres, en profitant déjà du paysage.
  • Essayez l’intermodalité : descendre du bus à Charbonnières ou Tassin, puis finir en covoiturage, ou inversement, selon les besoins du jour.
  • Sensibilisez votre entourage : plus la communauté locale s’empare du covoiturage, plus il y aura d’offres à l’échelle de Lacroix-Laval et de ses alentours.

Vers une mobilité en équilibre au cœur du territoire

Se déplacer, c’est aussi s’inscrire dans le rythme du territoire. Or à Lacroix-Laval, le choix du mode d’accès ne dicte pas seulement notre logistique : il a un impact sur le cadre de vie, la préservation des paysages et la vitalité du lien social. TCL et covoiturage jouent des rôles complémentaires — à chacun, selon ses besoins, de trouver le bon équilibre. La Métropole de Lyon continue d’aller vers des mobilités plus douces, mais c’est aussi en associant nos pratiques, en les adaptant aux usages locaux et à la saisonnalité, que Lacroix-Laval pourra conserver sa force : celle d’un espace ouvert, accessible, partagé, où l’on vient — et où l’on revient — autrement, pour le plaisir du chemin comme pour celui de la rencontre.

Sources : SYTRAL Mobilités, Métropole de Lyon (Plan climat, études 2023/2024), Ademe-IFPEN, plateformes BlaBlaCar Daily, Klaxit, entretiens locaux (2024).

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